Actualité

Attaque à l’arme à feu à Beaune présumée raciste selon les témoignages des victimes

En deux attaques distinctes dans la nuit du 29 au 30 juillet, une demi-douzaine de jeunes de Beaune a été la cible d’assaillants soupçonnés d’être racistes. Parmi les victimes âgées de 16 à 20 ans, l’une est dans un état grave.

Les habitants du quartier de Saint-Jacques à Beaune sont sous le choc. Tout d’abord, les victimes de l’attaque violente présumée raciste bien sûr. Mais aussi les autres, qui ne comprennent pas. Car avant les évènements de la nuit d’il y a deux jours, rien de tel n’avait jamais eu lieu ici.

Une première attaque que les victimes pensent isolée

Cette nuit-là, près d’un banc public, ils sont quinze jeunes Beaunais à bavarder tranquillement, tout en s’amusant. Minuit est largement passé. Alors qu’on approche 1h30, une voiture surgit et manque de les renverser. Très vite, les victimes ont conscience que l’acte du chauffard est intentionnel.

La voiture, j’ai vu à leurs regards qu’ils avaient une haine envers nous.

Dit un des garçons, interrogé par France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

Il a échappé de justesse à la mort, seulement sauvé par la présence du banc public. Puis il détaille ce qui pour lui, écarte la thèse de l’erreur.

Le pire, c’était les propos. Comme quoi on était des bougnoules et qu’on n’avait rien à faire dans ce pays et qu’ils allaient revenir calibrés [avec une arme].

Developpe-t-il désormais.

En dépit de cette menace, le groupe d’adolescents accorde le bénéfice du doute à l’agresseur. Ils estiment que l’alcool est peut-être en jeu, ce qui, selon eux expliquerait cette poussée de racisme dans le langage du conducteur. Aussi, après leur passage aux urgences, ils reviennent au même endroit continuer leur soirée.

Les assaillants se représentent lourdement armés

Seulement, 3 heures plus tard exactement, le véhicule est de retour. Cette fois, un second passager est clairement identifiable. C’est lui qui, à l’aide d’un fusil de chasse, tire à quatre reprises dans le tas. Sept personnes sont touchées.

Bien que les victimes affirment ne pas savoir qui sont les auteurs de cet acte criminel, les enquêteurs eux préfèrent n’écarter aucune piste. Y compris le règlement de compte. Le maire de la ville, qui suite à ce fait divers avait pensé instaurer un couvre-feu pour les mineurs dans le quartier, a finalement abandonné cette idée.

Publié le mardi 31 juillet 2018 à 8:33, modifications mardi 31 juillet 2018 à 8:29

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !