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Assistants parlementaires : Marine Le Pen doit rembourser le Parlement européen

Le Parlement européen réclame près de 340 000 euros à Marine Le Pen, soit l’équivalent des deux salaires des assistants parlementaires… qui n’auraient en réalité jamais travaillé en cette qualité.

François Fillon n’est pas le seul à être accusé de création d’emplois fictifs. Le Parlement européen a demande à Marine Le Pen de rembourser les salaires de deux “assistants parlementaires”. Ces personnes ont en réalité travaillé uniquement pour le parti du Front national, et n’auraient jamais mis les pieds à Bruxelles ou Strasbourg. La présidente du FN n’a plus que quelques jours pour rendre la première somme, de 298 000 euros.

Des son côté, Marine Le Pen a estimé vendredi 27 janvier que le Parlement européen agit “en violation” de “l’Etat de droit”.  Elle a ainsi déclaré lors d’une conférence de presse à Denain (Nord) :

Je me battrai, je suis convaincue que je gagnerai contre le Parlement européen.

L’ex-belle sœur de Marine Le Pen en cause

En tout, le Parlement européen estime que l’eurodéputée doit rembourser 340 000 euros. Dans le cadre de son mandat, elle est accusée depuis plusieurs mois par le Parlement européen d’avoir perçu ces sommes pour rémunérer deux assistants qui n’auraient travaillé que pour son parti. Le Parlement européen lui a envoyé deux lettres de recouvrement cette semaine.

La première lettre concerne Catherine Griset, l’ex-belle soeur de Marine Le Pen, et a été envoyée par Klaus Welle, secrétaire général du Parlement. Selon lui, les enquêteurs de l’Office européen de lutte antifraude n’ont “pas été en mesure de démontrer qu’elle résidait de façon continue ou avec un caractère permanent en Belgique, ni qu’elle se rendait régulièrement à son lieu de travail”.

La menace judiciaire plane sur le FN

Marine Le Pen a vivement critiqué que le recouvrement lui soit réclamé “sans que la justice ait eu à se prononcer”.

Cette affaire fait l’objet depuis le mois de décembre d’une information judiciaire. Les motifs de cette procédure sont nombreux. Abus de confiance, recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé… Elle fait suite à une enquête conduite depuis mars 2015 par le parquet de Paris. Celui-ci avait en effet été saisi par le Parlement européen. Elle concerne également d’autres eurodéputés FN.

Si Marine Le Pen ne paie pas, la somme sera prélevée directement sur ce qu’elle perçoit chaque mois. Son indemnité parlementaire sera ponctionnée de moitié (soit de 3 100 euros au lieu de 6.200 euros mensuels), son enveloppe de frais généraux entièrement supprimée (4 300 euros), et la moitié de ses frais de séjour.

 

Publié le dimanche 29 janvier 2017 à 13:25, modifications dimanche 29 janvier 2017 à 13:25

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