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Après un coup de filet anti-terroriste la Belgique craint un attentat

Le parquet de Bruxelles craint que les terroristes, « acculés après les perquisitions » de mercredi, commettent un attentat.

Au lendemain d’un vaste coup de filet antiterroriste franco-belge, les forces de police belges sont sur le qui-vive ce jeudi 7 juillet. En effet, la Belgique recherche toujours « plusieurs suspects de terrorisme ».

Nous recherchons encore différents suspects de terrorisme. Nous craignons qu’ils se sentent acculés après les perquisitions. Par conséquent, nous craignons la même réaction que le 22 mars 2016. Lorsque des kamikazes avaient mené un double attentat à Bruxelles. Après la découverte par la police de l’une de leurs caches.

A déclaré un porte-parole du parquet à la télévision flamande VTM.

Une vaste opération en France et en Belgique

En France, selon La Voix du Nord, l’opération s’est déroulée tôt mercredi 5 juillet, à Faches-Thumesnil (dans le Nord). Elle a été menée par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avec le soutien de maîtres-chiens de la police nationale et de la gendarmerie, en raison d’une suspicion de présence d’explosifs.

Un Français de 42 ans a été interpellé près de son domicile.

Le suspect était en lien avec un individu en Belgique proche des « Kamikazes Riders », un groupe de motards dont certains membres ont été condamnés pour terrorisme.

De source policière belge, interrogée par L’Express, le suspect effectuait des déplacements réguliers vers la Belgique. Et c’est en raison d’un récent retour en France que les investigations se sont accélérées.

En Belgique, à Anderlecht, deux frères, Akim Saouti, 40 ans, Khalid Saouti, 37 ans, ont été arrêtés avec deux autres personnes dans la nuit de mardi à mercredi.

Or, la famille Saouti est connue des services d’enquête criminelle et antiterroriste belge.

En effet, Saïd Saouti, ancien chef d’un gang de motards, « les Kamikaze Riders » adepte de rodéos musclés sur le périphérique de Bruxelles, a été condamné l’an dernier pour « appartenance à un groupe terroriste, recrutement de candidats au djihad et apologie du groupe Etat islamique sur les réseaux sociaux.

Ainsi, ces opérations antiterroristes qui ont eu lieu dans la banlieue lilloise et bruxelloise dans la nuit de mardi à mercredi, ont conduit à l’arrestation de cinq personnes.

Le réseau terroriste est suspecté d’avoir planifié un projet « d’action violente dont les contours sont encore inconnus ».

Une importante cache d’armes retrouvée

Dans un box de garage d’Anderlecht, la police belge a trouvé

Trois kalachnikovs, une quinzaine de chargeurs de kalachnikovs. Ainsi qu’un riot gun, trois armes de poing et munitions, des radios, deux gilets pare-balles. Mais aussi un gyrophare ainsi que des uniformes de police, d’agent de sécurité, de secouriste. Et quatre détonateurs.

Une double enquête judiciaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris et le parquet fédéral belge.

Publié le jeudi 6 juillet 2017 à 11:03, modifications jeudi 6 juillet 2017 à 10:56

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