Actualité

Alexandre Benalla avait conservé deux passeports et un téléphone après avoir été licencié

Les nouvelles révélations du Canard Enchaîné risquent de donner matière à réflexion aux sénateurs qui sont chargés de nouvelles auditions ce mercredi après-midi. Alors que qu’Alexandre Benalla a été licencié en juillet dernier, son avocate a restitué à l’Elysée le 11 janvier deux passeports et un téléphone secret-défense. Le directeur de cabinet du président de la République ne les avait pas réclamés.

STORY - Episode 42/42

Cet article fait partie d'une "story" (une story est un ensemble d'articles relatifs à un sujet précis suivi par nos journalistes)
Tout lire : Affaire Benalla

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédent

Le 28 juin 2018, deux semaines avant que n’éclate “l’affaire Benalla”, l’Elysée confie un passeport de service à l’ancien chargé de sécurité de l’Elysée. Selon le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), ce document est attribué “aux agents civils et militaires de l’État qui effectuent à l’étranger des missions sur ordre, présentant un intérêt national, pour le compte exclusif d’une administration centrale, et qui ne sont pas titulaires d’un passeport diplomatique (…)” En clair, il permet de faciliter le passage des frontières et de voyager sans visa dans certains pays.

Deux laissez-passer et un téléphone à 2.500 euros

Si en principe, un passeport de service ne doit plus être utilisé à l’issue de la mission pour laquelle il a été conféré, selon Le Canard enchaîné Alexandre Benalla a restitué les passeports diplomatiques le 9 janvier 2019, soit six mois après son licenciement. Au total, l‘ex chargé de mission de l’Elysée disposait de quatre passeports si l’on compte les deux passeports dits « de service » qu’il pouvait utiliser dans le cadre de ses missions.

En plus des passeports, Alexandre Benalla aurait également conservé près de six mois après son licenciement un téléphone crypté.

Un outil de travail estimé à 2.500 euros et utilisé par exemple par le président de la République pour communiquer avec les plus hautes personnalités civiles et militaires de l’Etat.

Des demandes d’éclaircissements

Comment expliquer que l’ancien chargé de sécurité de l’Elysée ait pu conserver ces outils pendant de longs mois ? Selon nos confrères, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, aurait omis de réclamer à son ancien subordonné ces « quelques menues bricoles ». 

Strzoda devrait donc être longuement interrogé sur cet oubli lors de son audition par la commission d’enquête du Sénat ce mercredi. Des demandes d’éclaircissements seront aussi formulées à Christophe Castaner, ainsi que pour la première fois Jean-Yves Le Drian.

De nouvelles auditions d’Alexandre Benalla et de son acolyte Vincent Crase, ex-employé de LREM sont programmées pour ce lundi 21 janvier.

Publié le mercredi 16 janvier 2019 à 12:06, modifications mercredi 16 janvier 2019 à 12:07

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédent

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct