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Affaire Bettencourt : François-Marie Banier est fixé sur son sort

Après un feuilleton judiciaire qui aura duré près de 9 ans, l’affaire Bettencourt a enfin connu son épilogue à Bordeaux. La cour d’appel a rendu son jugement contre les quatre prévenus qui étaient encore poursuivis dans ce dossier.

La cour d’appel de Bordeaux vient de trancher ce mercredi 24 août : le photographe a été condamné à 4 ans de prison avec sursis et une amende de 375 000 euros.

Soit une peine de prison plus légère que celle prononcée en première instance, où il avait été condamné à trois ans de prison, dont six avec sursis et à 350 000 euros d’amende ainsi que 158 millions d’euros de dommages et intérêts.

François-Marie Banier était poursuivi pour abus de faiblesse sur la personne de Liliane Bettencourt, l’héritière du groupe L’Oréal et la femme la plus riche de France. Entre les dons, les peintures, les contrats d’assurance vie. Le photographe avait ainsi bénéficié de plus de 400 millions d’euros d’avantages dont il a placé une partie dans l’achat d’un appartement rue de Vaugirard (dans le VIème arrondissement de Paris), d’une maison à Marrakech (au Maroc) et de pièces de collection Yves Saint Laurent.

«Des sommes considérables», avait-il lui-même reconnu, en défendant que

la femme la plus riche de France était libre de faire de son argent ce qu’elle voulait».

Des largesses que François-Marie Banier avait attribué à « la générosité » et à « la reconnaissance » de la 11ème fortune mondiale.

Martin le Barois d’Orgeval, le compagnon de François-Marie Banier, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, comme en première instance. L’avocat général a estimé qu’il s’était rendu coupable de « recel de l’abus de faiblesse » commis par l’artiste mondain. Il avait estimé que François-Marie Banier avait bel et bien « instrumentalisé son amie » pour satisfaire « sa boulimie d’argent ».

L’avocat Pascal Wilhelm qui fut le mandataire et le gestionnaire de la fortune de la milliardaire a écopé de douze mois de prison avec sursis. Il s’est vu reprocher son rôle « pas correct et pas loyal », en référence à son rôle dans l’investissement de 143 millions d’euros réalisé par Liliane Bettencourt dans le groupe de Stéphane Courbit, un autre client de l’avocat.

Ce dernier n’avait pas fait appel et avait convenu de restituer les 143 millions d’euros investit par celle qui est aujourd’hui âgée de 93 ans et atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Quant au notaire Patrice Bonduelle, soupçonné d’avoir aidé Me Wilhelm, il a été relaxé.

Publié le mercredi 24 août 2016 à 16:14, modifications mercredi 24 août 2016 à 16:14

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