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Aéroport de Notre Dame des Landes : OUI à 55,17 %

Les habitants de Loire-Atlantique ont majoritairement dit « oui » à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Ce dimanche 26 juin, environ un million de personnes habitant le département de la Loire-Atlantique étaient appelées à se prononcer sur l’avenir du projet d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Ce référendum fait figure d’exception dans l’Histoire Française, puisqu’il n’y avait encore jamais eu de consultation locale de ce type.

Cet appel aux votes des citoyens avait été annoncé en février par François Hollande, lorsque plusieurs écologistes avaient fait leur retour au sein du gouvernement. L’objectif était de trouver une solution à un dossier qui traîne depuis 50 ans et qui vient semer le trouble dans les relations entre le Parti Socialiste et le groupe Europe Écologie-Les Verts, depuis le début du quinquennat.

Ainsi, les électeurs étaient appelés à se prononcer sur le transfert de l’actuelle plateforme aéroportuaire située au sud de Nantes vers la commune voisine, Notre-Dame-des-Landes, située à une vingtaine kilomètres.

carte notre dame des landes

Selon les résultats, désormais définitifs, pour les 212 communes du département, le « oui » l’emporte avec 55,17% des voix, avec un taux de participation qui s’établit à 51,08%.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, l’ancien maire Parti Socialiste de Nantes a été le seul membre du gouvernement à participer à la consultation. Il a salué le vote de ses concitoyens :

C’est un vote clair, sur un projet qui a fait l’objet de tant de contestation, donc je crois qu’aujourd’hui, le message qu’on peut dire c’est : respect du vote des électeurs de Loire-Atlantique. Maintenant que le résultat est là, que la participation est très significative et très forte et que le résultat est net, la moindre des choses est de respecter le vote des citoyens

A ajouté l’ancien Premier Ministre, partisan du transfert.

Même discours du côté du Chef du gouvernement, Manuel Valls :

Ainsi, après la victoire du « oui », les partisans de l’aéroport ne souhaitent plus perdre de temps et veulent que le projet s’accélère. Néanmoins, l’évacuation des habitants de la « zone à défendre » ne sera pas une tâche aisée pour le gouvernement et les forces de l’ordre.

En effet, ce sont quelques centaines de personnes qui vivent en permanence sur les 1600 hectares du site. Plusieurs dizaines de cabanes, caravanes ou bâtiments de fortune ont été installées. Autant de lieux de vie, qui se sont implantés depuis l’automne 2012, que la police va devoir évacuer puis maintenir vide pour éviter toute réinstallation en attendant que le chantier du futur aéroport démarre.

Pourtant, avant cette confrontation humaine, de nombreux recours juridiques vont devoir être résolus. En effet, la cour administrative d’appel de Nantes doit encore se prononcer sur des jugements en appel pour des recours déposés par les anti-aéroport qui concernent des arrêtés préfectoraux sur la loi sur l’eau, les espèces protégées. Une procédure d’infraction pour le non-respect de la réglementation européenne avait été ouverte par Bruxelles, il y a deux ans. La France doit remettre une évaluation environnementale d’ici la fin de l’année.

Il reste également des recours sur la déclaration d’utilité publique au sujet de l’agrandissement des routes qui devront relier Notre-Dame-des-Landes aux axes routiers de l’Ouest et de l’Est.

Ainsi, les travaux ne devraient pas démarrer aussi rapidement que souhaité, sachant que la course à la présidentielle ne devrait pas permettre d’accélérer le mouvement.

Publié le lundi 27 juin 2016 à 11:50, modifications lundi 27 juin 2016 à 12:01

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