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Accident de car à Puisseguin : Un an après l’hommage aux victimes

Il y a un an, 43 personnes perdaient la vie à Puisseguin (en Gironde) dans une collision entre un camion et un car. Deux cérémonies ont rendu hommage aux 43 victimes.

L’émotion était très intense ce dimanche 23 octobre pour ceux qui connaissaient les disparus, la plupart des retraités qui se rendaient en excursion, le 23 octobre 2015.

Leur car avait été percuté par un poids lourd sur une route départementale, avant de s’embraser en quelques secondes. Le très lourd bilan avait fait état de 43 morts, dont le chauffeur et son petit garçon qui l’accompagnait.

Ainsi, ce dimanche, les habitants, les rescapés et les familles des victimes de l’accident sont retournés sur cette route de Gironde dans les environs de Libourne. La matinée a été ponctuée de plusieurs cérémonies, une messe et l’inauguration de deux stèles où sont gravés les noms des 43 victimes.

Les dizaines de familles endeuillées et les huit rescapés ont tous exprimé la volonté de rester « le plus loin possible des journalistes », pour cette journée de commémoration de l’accident routier le plus meurtrier en France depuis celui de Beaune (Côte-d’Or) en 1982, qui avait fait 53 morts, pour la plupart des enfants.

Une première plaque commémorative, surmontée d’une imposante colombe de plâtre blanc, symbole de paix et d’amour, a été dévoilée par Patricia Raichini, maire de Petit-Palais-et-Cornemps.

C’est de cette petite commune qu’était parti ce club du troisième âge pour une expédition dans les Pyrénées.

Si l’heure est au recueillement des questions sont toujours en suspens. A Puisseguin, comme à Petit-Palais-et-Cornemps, la ville qui déplore le plus de victimes, chacun s’interroge sur les circonstances de ce drame. Une enquête est toujours en cours pour déterminer les causes exactes qui ont conduit à cette collision meurtrière.

Justement, le maire de Puisseguin, Xavier Subletta, a dévoilé une seconde stèle à côté de l’église, avec vue sur le virage du drame.

Émotion et colère. Colère qu’en 2015, avec tous les progrès réalisés, on construise des véhicules de transports en commun qui brûlent aussi facilement, aussi intensément, aussi totalement.

S’est indigné Xavier Subletta dans son discours.

Beaucoup restent très marqués, encore plus à l’approche de l’anniversaire. Et puis il y en a… je ne vois juste pas comment ils pourront s’en remettre

A confié Michel Vigier, un enseignant retraité à la tête du Collectif des victimes.

Pour autant, avec 12 à 13 millions d’euros déjà versés aux 400 victimes, le suivi et la prise en charge ont été salués par le Collectif.

A Puisseguin, il y a vraiment eu un élan, une vive impulsion de l’Etat, un dialogue collectif direct avec les assureurs. C’est assez rare pour être salué.

A-t-il conclu.

Publié le lundi 24 octobre 2016 à 10:23, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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