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Salah Abdeslam : Sa santé mentale inquiète les autorités pénitentiaires

Les autorités pénitentiaires redoutent que le régime de détention exceptionnel sous lequel est placé Salah Abdeslam finisse par lui faire perdre la raison.

Alors que l’on commémore les attentats parisiens survenus le 13 novembre 2015, le seul membre encore en vie des commandos djihadistes inquiète l’administration pénitentiaire. En effet, deux ans après les attaques et plus d’un an et demi après son arrestation à Bruxelles, Salah Abdeslam incarcéré à Fleury-Mérogis, préoccupe fortement la Chancellerie.

Le détenu, prostré et irritable, tient des propos de plus en plus incohérents. Selon Le Figaro de ce lundi 13 novembre, le terroriste de 28 ans resterait inerte pendant des heures. En outre, il ne parlerait plus à personne. Il passerait ses journées à récurer sa cellule et à nettoyer ses aliments. D’après un avocat des parties civiles, l’homme serait en train de se forger un personnage de « héros noir »,

A l’isolement complet

Ainsi, la direction pénitentiaire et les psychologues redoutent que le régime de détention exceptionnel dans lequel il a été placé fasse perdre la raison au principal suspect en vie des attentats du 13-Novembre.

Pour mémoire, Salah Abdeslam est à l’isolement complet, dans une cellule de 10 m². En outre, les pièces mitoyennes sont vides pour empêcher toute interaction avec d’autres détenus. Et, chacun de ses gestes à Fleury-Mérogis est consigné.

Tout faire pour éviter qu’il se suicide

Or, les autorités sont tellement inquiètes qu’elles ont amélioré les conditions de détention du terroriste. En effet, elles ont décidé d’ôter les plaques en plexiglas qui opacifient sa fenêtre, lui permettant de voir l’extérieur. Par ailleurs, les visites de ses proches se font désormais sans grille et hygiaphone entre eux. Ainsi, préserver la santé mentale de Salah Abdeslam et tout faire pour éviter qu’il mette fin à ses jours avant un procès est la priorité absolue des autorités.

Le premier procès prévu pour Salah Abdeslam aura lieu dans un mois en Belgique dans un autre dossier. En effet, il doit être jugé du 18 au 22 décembre pour « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers », après la fusillade à Forest, dans l’agglomération bruxelloise, le 15 mars 2016, trois jours avant son arrestation à Molenbeek.

Bien qu’il s’obstine dans son mutisme face aux juges, Salah Abdeslam a souhaité comparaître à ce procès. Ainsi, la Belgique avait officiellement demandé à la France que le célèbre prisonnier lui soit remis. Il devrait ainsi être jugé dans la capitale belge. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a déclaré la semaine dernière que la France était « en train de vérifier les conditions de sécurité ». Toutefois, rien n’a filtré sur le dispositif qui entourera son transfèrement à Bruxelles.

Publié le mardi 14 novembre 2017 à 10:18, modifications mardi 14 novembre 2017 à 10:14

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