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Emmanuel Macron dévoile le Centre national du contre-terrorisme 

Le Centre national du contre-terrorisme sera placé au sein de la Coordination nationale du renseignement, structure déjà existante. Il sera dirigé par Pierre de Bousquet de Florian, ex-numéro 1 de la DST.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le Centre national de contre-terrorisme chargé de piloter l’ensemble des services de renseignements a été officiellement créé, ce mercredi 7 juin.

En effet, au lendemain de l’attentat des Champs-Élysées et à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat d’En Marche ! avait annoncé sa volonté de créer une « task force anti-Daech » à l’Élysée.

Ainsi, un mois après le début de son mandat, et quelques jours après l’attentat de Londres, le Centre national du contre-terrorisme a officiellement vu le jour, après avoir été validé par le Conseil de défense.

Quelles seront ses missions ?

Cette structure, placée sous l’autorité directe du chef de l’État et proposée le 21 avril par le candidat Emmanuel Macron sous l’appellation de « task force anti-Etat islamique » sera chargée du « pilotage stratégique de services de renseignements ».

Il devrait permettre de réduire le temps de prise de décision dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Néanmoins, il n’assurera « en aucun cas la direction opérationnelle » des services, a précisé l’Élysée.

En outre, afin de s’assurer de la bonne coordination des services, cette task force devra aussi proposer au président de la République « des plans d’action concertés » sur l’action des services de renseignements.

Pour ce faire, il rendra compte chaque semaine au Conseil de défense, où s’élabore la stratégie de lutte contre le terrorisme.

Ainsi, l’objectif affiché est clair. Que des décisions puissent être prises « dans la demi-heure ». En consultant tous les services spécialisés en un seul et même endroit et sous la supervision d’Emmanuel Macron.

Le Centre vise à davantage d’efficacité. Afin de fournir au chef de l’État une évaluation de la menace terroriste actualisée en temps réel.

Qui le composera ?

Composé au départ d’une vingtaine de personnes, surtout des analystes issus des différents services, le centre devrait fonctionner 24 heures sur 24.

De plus, le Centre national du contre-terrorisme sera dirigée par Pierre de Bousquet de Florian.

Celui qui fut le représentant personnel de Jacques Chirac en Andorre, dirigeait depuis peu le Civipol Conseil. Il s’agit d’une société de conseil et de services liée au ministère de l’Intérieur.

En outre, de 2002 à 2007, Pierre de Bousquet de Florian a dirigé la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Un organisme chargée du contre-espionnage et de la lutte-antiterroriste.

Depuis 2008, la DST a fusionné avec les Renseignements généraux (RG) pour devenir la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI).

À terme, l’Elysée a affiché l’objectif d’une structure comprenant entre « 50 à 60 personnes ». Elles auront pour mission de collecter toutes les informations auprès des responsables des différents services.

Par ailleurs, l’Elysée a également annoncé que Laurent Nuñez était pressentis pour diriger la DGSI.

L’actuel préfet de police des Bouches-du-Rhône avait été nommé pour régler le dossier du banditisme. Mais aussi de la guerre des gangs à Marseille.

Quant à Bernard Emié, ambassadeur à Alger, il va prendre la Direction générale des services extérieurs (DGSE). Il a notamment été conseiller technique et diplomatique de Jacques Chirac à l’Elysée de 1995 à 1998.

 

Publié le jeudi 8 juin 2017 à 9:03, modifications jeudi 8 juin 2017 à 7:30

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